AU REVOIR LES CANARIES;;;

LAS PALMAS

Départ remarqué ou remarquable départ
de l'AMAZONE grâce aux amis navigateurs, nous faisant de grands
signes d'au revoir, et aux jeunes autos stoppeurs des mers envoyant
une sérénade, violon et clarinette à l'appui... en direction de
nos jeunes équipiers....

La mer nous a repris, plaisirs de se
retrouver de nouveau sur cet univers liquide... mais que c'est grand
et que nous sommes petits !!!

La mer en perpétuel mouvement, vagues
et houles nous bousculent parfois rudement mais Dame Météo veille
sur nous, nous suivons l'évolution du temps grâce à l’iridium.
Le vent joue aussi avec nous avec son souffle inconstant...Et les
voiles nous propulse au rythme de ses brises.

Nos jeunes équipiers découvrent et
s'habituent. Florian nous stupéfie car il est à l'aise presque
autant que le capitaine sans avoir besoin d'être amariné et se
comporte en chef cuisinier se lançant dans la fabrication du pain et
de plats inconnus de nous (poulet Yassa, faritas etc)...Alexis est
nettement moins à l'aise mais il prend plaisir à barrer et oublie
tout...

Nos deux premiers jours de mer sont
calmes, on peut même dire qu'il manque du vent. Nous sommes partis
avec William et son équipage sur Dufour 526 TAMALA, mais après
quelques miles nautiques 3, 4 et encore, ils ont choisi de prendre
une direction différente plus axée a-t-on supposé vers la
Mauritanie pour bénéficier de vents plus forts.... près des
côtes...

Pour reprendre la mer, cela nous a
convenu bien qu'un souffle d’Éole plus puissant nous aurait fait
plaisir. La mer, le vent nous impose son rythme. Le soleil est là,
mais nous avons quand même besoin  du moteur pour assurer  l'énergie
du bord. Le frigidaire est un véritable gouffre à watts. Il
consomme plus que tout autre appareil électronique....Rançon du
progrès. Évolution  des technologies et confort de navigation sont
des faits acquis maintenant.. Parfois difficile d'imaginer les
difficultés et les incertitudes des grands navigateurs comme Colomb
dont nous n'avons pas vu  la maison à LAS PALMAS, escale technique
et trop rapide ou des Moitessiers et autres illustres ou moins des
années 70-80 .

Le capitaine gère un maximum son
bateau, difficile dans ce domaine de le supplanter, l'équipage dont
je fais parti, aimerait parfois comprendre davantage mais les
questions restent en suspens où alors il nous croit capable plus que
l'on est.... Il s'inquiète de l'énergie sur le bateau, râle d u
manque de vent...de son manque de sommeil (tjs en veille malgré les
quarts). Je demande à apprendre, je regarde mais avant de pouvoir
faire, c'est fait....Le bateau est comme le dirait certaines dames la
préoccupation première du capitaine et la femme juste un
accompagnement dans une traversée...Tant mieux si la dite femme aime
la mer..... Sinon le capitaine reste seul, prend un équipage et fait
les miles sans compagne ce qui est fréquent....en grande navigation.

Nous avons mis deux lignes de pêche,
et nous aurons notre dorade coryphène en bout de ligne le troisième
jour, nous sommes heureux de cette belle prise. Le bonheur de manger
du poisson frais...

Le vent se positionne souvent en
arrière, N/NE et la gestion des voiles est souvent aléatoire car le
code 0 n'est pas la voile idéale. Il se trouve souvent en limite de
dévente et sa toile fine claque....Pauvre Code 0. Le capitaine
n'avait pas prévu l'usage du spi par ce vent, il le regrette car à
la maison gentiment rangés dans son sac, deux spis nous
attendent.... Nous ferons avec...

La mer est belle et toujours magique,
elle est notre spectacle permanent. Le reflet du soleil toujours
présent et de la lune la fait miroiter de mille éclats. La mer
n'est pas plate, il y a ses hauts et ses bas, un peu d'écume sur le
haut des crêtes, une vague chasse l'autre. Le paysage change
constamment.

Nous vivons avec la mer et prenons des
habitudes ou la position allongée est la plus fréquente entre
sommeil et bain de soleil nous n'avons guère le choix. Nos
occupations préférées : regarder la mer,

sentir le souffle ou la présence du
vent, écouter l'étrave du bateau qui file sur l'eau, laissant
jaillir parfois de l'écume...préparer et décider du repas, un
planning est fait avant la traversée mais il est difficile de le
respecter car il y a les surplus de salade ou autre et il faut les
utiliser. Rien ne se perd nous sommes partis pour une grande
traversée. Florian excelle dans ce domaine....Il mérite un diplôme
de cuistot sur bateau en mouvement, et en plus il aime nous préparer
des plats. L'équipage se retrouve aux repas...Important de se
retrouver tous ensemble. Je m'occupe parfois dans la fabrication de
touline ...cela me détend....l'on tourne un cordage autour d'une
âme, et l'on obtient un joli effet de cordage … Le plus dur
est le serrage de ce cordage, pour obtenir une touline parfaite.

Le soir arrive vite, et nous impose ses
quarts.... Il faut penser à trouver le sommeil avant, sieste l'après
midi ou  pré sommeil avant la prise du quart. Le planning est
affiché et tous les deux jours nous prenons notre quart avec un
décalage d'une heure. Sympathique pour découvrir la nuit à des
heures différentes. Les quarts, laisse l'équipier de service seul à
surveiller la mer, la venue ou le croisement d'un bateau sont ces
seuls préoccupations avec  la voilure qui doit correspondre à la
puissance du vent et à l'état de la mer.

Tout va bien... le capitaine se détend
avec son équipage masculin, nos équipiers sont à la hauteur,
blagueurs et détendus, la guitare parfois à la main, là, c'est
Alexis, en forme. Le capitaine met en route son moteur deux heures
par jour, aide à la charge batterie....jusqu'au 22 décembre....Et
là... C'est reparti....Le moteur fait des siennes.... Nous cherchons
de l'aide....Retour à las Palmas envisager....

 

 PROBLEME TAILLE écriture désolée..INVOLONTAIRE ET Impossible a rectifier

 

mail envoyé aux amis

CONSEILS URGENT

 

Pour des nécessités d'énergie, nous mettons en route le moteur 2 à 3 h  par jour.Aujourd'hui, au bout de deux heures de moteur, un bruit extérieur sortie gaz ressemblant à un vrombissement (nous sommes dans le cockpit) nous pensons bruit d'avion. Nous coupons le moteur, le bruit subsiste jusqu'au moment ou en actionnant la manette gaz...le bruit s'arrête.

 JF, the capitaine, regarde le moteur, vérifie les niveaux, rien d'anormal.

.Remise en marche du moteur. Le bruit n'a pas repris.

 A quoi vous fait penser ce problème ?

Nous évoquons problème embrayage car passage difficile entre marche avant arrière

 

Que nous conseillez-vous ?

 

1 retour Canaries pour réparations                                              2 continuer jusqu'en Guadeloupe en direct pour réparations

 

Amis
de GRAN TAJARAL, merci de nous répondre au plus vite....

 

 

Vos conseils doivent nous aider à prendre une décision

 

 

Nous sommes à 250 milles nautiques de MINDELO mais très mauvaise réputation pour envisager réparations....

 

 

 

grand
merci....a tous d'avance

 

 

L'AMAZONE

 

Nous demandons de l'aide et pensons à mon fiston, le chef mécano...Pas facile le diagnostic à distance.... Nous aurons des réponses qui nous éclaireront un peu... Merci FIFI, GWEN....GERALD

 

L'équipage
discute avec le capitaine qui préfère dire qu'avec le pire, on est
jamais déçu. Florian et Alexis vérifie les vivres....Le capitaine
parle de retour sur Las Palmas, difficile à envisager....car nous
sommes à deux jours du Cap vert et nous avons couvert 4 jours de
mer. Le Cap Vert et surtout Mindelo a mauvaise réputation, main mise d'un allemand sur la marina et factures plus que salées.... La
Guadeloupe en direct !  Le problème de l'énergie reste
dominant.

 

Notre bateau est beau, mais comme finit par dire le capitaine, nous avons acheté une coque et un mât, tout est à refaire sur le bateau.... A la fin de la traversée TDM, il va être neuf....notre batio...

 

NOUS
IRONS A MINDELO 

 

DEUX
JOURS DE NAV

 

 

SCENARIO
REVE OU REALITE quart de nuit

QUART
de 0H à 3H Dominique

Alexis me réveille, deux bateaux sont en vue

Code 0 tribord 180 ° de cap

La voile code 0 est en limite de dévente ou de changement de bord,
vitesse ou vent force 5 …

Je réveille le capitaine.

  1. pour
    les bateaux, j'aperçois le feu rouge de l'un d'entre eux....Est-il
    proche car par soucis d'économie d'énergie l'AIS ne fonctionne
    pas ? Il répond en grognant de ne pas s'inquiéter, le bateau
    est à plus de 5 miles.

  2. 5
    mn plus tard, problème de voile en dévente, il monte dans le
    cockpit tente un changement de bord toujours 5 nœuds de vent. Il enlève tout (la voile) pas de possibilité de mettre le moteur en panne. En descendant se coucher, me dit qu'il espère que l'on ne sera pas embêter par la présence d'un bateau. Je lui demande ce que je dois faire si le vent se lève ? Je le réveille...

 

Il est 2H 21, nous sommes le 24/12/2012.

J'observe la mer, les bateaux disparaissent...J'ai mis du temps à m'habituer à la non voile, le bateau « tient » un cap de 330 / 0 ,
la mer est calme, vent 8.

Mais
je ne sais plus que quoi faire ?

Capitaine
énervé qui dort....

Bateau
sous surveillance

Je laisse faire, surveillant la présence de bateaux. Je pense qu'il me faudrait un cahier de quart me permettant d'évaluer les différentes conditions de vent et ainsi de structurer mieux les équations
vent/voile/cap ;

8-
9 vent ou pas ?

Bref, le capitaine dort, quelques vagues bousculent le bateau plus
fortement. Je fais avec mais c'est fort désagréable. .. Cette
sensation de bateau à la dérive....voir un peu angoissant...dans la nuit noire...

Bateau et rythme sommeil.

Le capitaine ne se réveille pas, il sent son bateau...Il est souvent
réveillé la nuit d'ailleurs, j'ai ma couchette afin de ne pas le
gêner au moins ce n'est pas moi qui le réveille....mais visiblement
le bateau sans voile ne l'éveille pas. Je me force à dormir, sieste
l'après midi, le soir avant le quart, cela me permet d'être au
mieux lors de mon quart de nuit. Or un vent constant, dans la bonne direction, sans bateau à l'horizon et avec l'AIS est ce qu'il y a de mieux la nuit. L'équipage est réduit à demander la présence du capitaine à tout moment si l'une de ses conditions n'est pas
remplie. Le capitaine fatigue et même allongé dans sa cabine dit
qu'il ne dort pas ou mal. Ou se trouve la solution....

2H 41 7 nœuds de vent, rien ne bouge à l'intérieur, le bateau 335 ° se balance au gré ou se laisse bercer, je suis derrière la barre à
roue, la lumière au front écrivant ses quelques lignes, sous la lune.

7 nœuds de vent = vent ou non ?

Mon quart se termine ;

Le capitaine a-t-il dormi ?

8/9 nœuds de vent....

 

Je vais passer la barre à Florian, il va prendre le relais et
gérer....Moi, je retourne au lit.... Il fera jour demain....

 

 

Le jour a repris ses habitudes, le code zero est à poste....

 

Aujourd'hui, nous sommes le 24 décembre, menu de fête en pleine mer ….

 

Vivement que l'on arrive à Mindelo, pour gérer la situation moteur... Nous sommes hors du temps.... la préoccupation première est le bateau....

 

Nous allons faire un effort au menu

  • sangria
    ou non avec toast de rillettes de maquereaux

  • cuisses
    de canard confit aux flageolets bio

  • fromage

  • gâteau
    de Florian

 

Notre
équipage nous fait un cadeau.....Oh que c'est gentil, le père Noël
est passé un CD de musique à écouter....

J'ai ou j'avais prévu une petite surprise mais ils nous ont devancé.... J'envoie en pensées des tonnes de chaleur à mes garçons en dominant le blues de Noël, ils ont grandi trop vite ou je vieillis sourire trop vite...

 

Nous serons le 25 à MINDELO et là, la dernière nuit le vent nous fait l'affront d'être TROP FORT, oui oui... car nous souhaitons arriver de jour au port. Le vent trop fort, le comble, nous réduisons la voilure à son maximum....ou minimum...Jamais content! Le port est situé entre deux îles et des effets venturi sont signalés pouvant blooster le vent de 20 à 30 nœuds supplémentaires et ce par rafales....

 

Et le moteur, comment va-t-il se comporter ? Le capitaine se
réveille vers 2h du mat et sera présent jusqu'à l'arrivée à 8H
30 ce 25 DECEMBRE 2012 ….

Arrivée sur pendille, beurk....ce sera la deuxième fois.... Pas évident pour nous gens de Bretagne qui accostons sur catway... Le capitaine et l'équipage est tendu , le vent est fort. Le capitaine domine la situation et il maitrise son arrivée de main de maître...

 

  

Nous avons accosté....Le moteur a bien joué son rôle pas de bruit
surprenant....

 

 

NOEL
est là.......... nous sommes fatiguésssssssssssss repos bien mérité

 

 

le
27/12/2012

 

 

 

.

 

 

 

 



27/12/2012
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